Historique

Historique

Les origines du SHAGYA

Elles remontent à la fin du 18ème siècle en Europe Centrale et sont très liées à l’Empire austro-hongrois et à ses immenses besoins en chevaux de cavalerie dans le contexte des grandes guerres impériales de l’époque.

C’est en 1789 par un décret que l’Empereur austro-hongrois Joseph II décide d’équiper sa cavalerie de guerre de chevaux rapides, puissants et endurants aptes à servir aussi bien de montures que de chevaux d’attelage. Il fit alors appel à son aide de camp Jozsef Csekonics. Celui-ci conseilla à l’empereur d’acheter le domaine de Bábolnapuszta, alors propriété du comte Szapáry, et situé à 60 km à l’ouest de Budapest, pour y créer le haras militaire impérial. Ce lieu, connu sous le nom de haras de Bábolna, devint rapidement le centre d’élevage du cheval arabe dans ce pays.

 

 

 

Choisit comme berceau de cette nouvelle race, le Haras Impérial de Babolna impose des principes stricts : la sélection des reproducteurs.

 

Les meilleures juments de l’empire furent donc sélectionnées sur leur taille et leur coffre. Elles étaient issues de souches autochtones métissées de sang hongrois, espagnols, pur-sang anglais et possédant un fort pourcentage de pur-sang arabe hérité des occupations turques des XVIe et XVIIIe siècles.

Les premiers étalons améliorateurs arrivèrent à Bábolna en temps que captures de guerre après les défaites de Napoléon Ier. Issus du haras de Rosières-aux-Salines, les étalons se nommaient Pyrrhs, Thibon, Ullisont et Moust Alpha, mais c’est le pur-sang arabe L’Ardent, né en 1805, qui fut le meilleur reproducteur jusqu’en 1821. Ensuite plusieurs missions d’importations furent organisées et se succédèrent pour ramener des étalons et des juments de qualité supérieure du désert syrien ou de l’Égypte. Les juments furent saillies par ces étalons importés du Moyen-Orient et notamment d’Égypte et de Syrie, dont chacun a donné son nom à une lignée : Dahoman, Gazal, Nedjaey, Siglavy, El Sbaa, Mersuch, Koheilan, O’Bajan et bien sûr Shagya.

 

La race reste assez rare. Des passionnés et des associations se sont mobilisés pour sa sauvegarde et on trouve aujourd’hui quelques milliers de shagyas à travers le monde, ce cheval est même devenu la race la plus populaire de Hongrie. En France, ce cheval fut reconnu comme une race étrangère par les haras nationaux dès 1989. Aujourd’hui, les éleveurs se mobilisent pour faire connaître ce cheval polyvalent et merveilleux compagnon . Le shagya gagne une bonne réputation pour ses excellentes performances en endurance et il est de plus en plus souvent cité comme l’une des meilleures races, sinon la meilleure, pour un cavalier concourant dans cette discipline.

 

La race SHAGYA est reconnue en 1979 avec la création de l’Association Internationale de l’arabe Shagya, puis 10 ans plus tard en France, grâce à l’AFCAS (Association Française du Cheval Arabe Shagya), au titre de « Race étrangère de cheval de selle ».

Le Shagya un améliorateur hors-pair : un grand nombre de chevaux Holsteiner sur la scène internationale ont l’étalon du siècle, RAMZES, dans leur pedigree. Il a été dit que, sans RAMZES, le sang chaud de l’élevage allemand ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui !

Parmi les étalons 2004 de WEG Grand Prix en Jumping, RAMZES apparaît dans 48% des pedigrees, et en 2006.  CAVALOR CUMANO, par exemple remporte la médaille d’or aux Championnats du monde en 2006 avec Jos Lansink a été le vainqueur WEG!

Ainsi, RAMZES, un étalon anglo-shagya, né en 1937, garde une influence telle sur la scène du Grand Prix de saut d’obstacles qu’elle perdure encore en 2016 et au-delà !

A ce sujet, il est très intéressant de visionner un documentaire d’ARTE sorti en 2009 : « la quête du cheval idéal » ..